Dix mois de volets fermés par an. Des centaines de milliers de maisons vides dans nos régions touristiques. Pendant que les locaux peinent à se loger, ces biens immobiliers attendent sagement leurs propriétaires.
Cette situation vous interpelle ? Vous n’êtes pas seuls. De nouvelles initiatives émergent pour donner une seconde vie à ces résidences secondaires.
Le partage, nouvelle tendance des propriétaires malins
Pourquoi laisser votre chalet ou appartement de montagne vide dix mois par an ? Des propriétaires créatifs trouvent des solutions astucieuses.
La copropriété temporaire gagne du terrain. Vous partagez votre bien avec d’autres familles selon un planning précis. Chacun profite du logement quelques semaines dans l’année.
L’échange de maisons entre propriétaires séduit aussi. Votre chalet savoyard contre un appartement à la mer ? L’idée fait son chemin.
La location courte durée reste une option. Mais méfiez-vous des nouvelles règles qui encadrent cette pratique de plus en plus strictement.
Rentabiliser sans se ruiner en frais
Posséder une résidence secondaire vous coûte les yeux de la tête. Entretien, charges, impôts : la facture explose rapidement.
Le partage vous aide à diviser ces dépenses. Vous gardez l’usage de votre bien tout en réduisant vos coûts. Plus intelligent que de laisser dormir un investissement à six chiffres, non ?
Certains propriétaires confient même la gestion à des pros. Ces entreprises spécialisées gèrent tout : ménage, maintenance, réservations. Vous touchez les revenus sans vous fatiguer.
Cette formule plaît surtout aux propriétaires urbains. Ils n’ont ni le temps ni l’envie de gérer leur résidence à 300 kilomètres.
Un geste pour les territoires sous tension
Ces initiatives répondent à un vrai problème social. Dans les stations de ski ou sur le littoral, l’immobilier atteint des sommets. Les travailleurs locaux ne peuvent plus se loger.
Ouvrir votre résidence secondaire, même par moments, libère du logement. Une vraie bouffée d’air pour ces territoires en crise.
Des communes encouragent ces démarches avec des avantages fiscaux. Vous jouez le jeu, elles vous récompensent.
L’idée ? Réconcilier tourisme et vie locale. Ces milliers de maisons vides paraissent absurdes quand on manque cruellement de logements.
Et en Suisse ?
Chez nous, Airbnb domine le marché du partage de logements. La plateforme enregistrait plus d’un million de nuitées en 2015. Six cantons concentrent l’activité : Zurich, Berne, Vaud, Bâle, Valais et Tessin.
Chaque canton ajuste sa réglementation. Fribourg a ouvert la voie en 2018 avec un accord Airbnb pour collecter la taxe de séjour. Vaud a emboîté le pas en 2022 en rendant obligatoire la déclaration aux communes.
La règle des 60 jours maximum par année limite désormais la location via plateformes. Dans les zones comptant plus de 20% de résidences secondaires, impossible de construire spécifiquement pour Airbnb.
Ces mesures protègent le marché locatif tout en vous laissant valoriser votre bien. Un équilibre délicat mais nécessaire.
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Le partage de résidences secondaires change notre vision de la propriété. Une évolution qui réconcilie vos intérêts et les besoins des territoires.
Photo de Жанна Алимкулова : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/32490581/
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